jeudi 20 janvier 2011

Le saviez-vous? Les plantes aquarium sont de plus en plus nombreuses, en variétés et qualités, en formes différentes selon les conditions de culture en immergé ou émergée. Mais certaines plantes aquatiques restent des standards et des valeurs sûres. Parmi ce quelques plantes, qui résistent de plus à de nombreux herbivores, on peut citer :
La liste pourrait être allongée, mais ces 4 plantes sont une bonne base solide de plantation d'un aquarium d'eau douce!

Microsorum pteropus

Toutefois, en fonction de la spécialisation de votre aquarium planté, il faudra songer à exploiter des plantes pour phytophages, c'est à dire franchement résitantes aux poissons, et même aux escargots dont le régime alimentaire est la phytophagie : certains animaux aquatiques sont herbivores, mais la liste de plantes dans ce lien permet d'éviter de trop gros dégâts.

Enfin, il faut également penser à quelques spécificités de maintenance, comme avec les labirynthidés (le poisson combattant typiquement) qui apprécient les plantes de surface. Ces plantes apprécient une forte lumière pour l'éclairage, vous pouvez y aller lourdement sur les watts : elles aiment!

Les plantes aquarium sont vraiment adaptées à tout type de situation, il faut juste savoir choisir.

mercredi 1 décembre 2010

Les bioplastiques au secours des aquariums récifaux

Si les aquariums d'eau de mer contenant des coraux, qu'on nomme populairement un aquarium récifal, ont bien des ennemis, certains composés organo-chimiques sont finalement les plus fréquents! En effet, il est rare qu'une pieuvre ou une méduse se glisse frauduleusement et à l'insu de l'amateur récifaliste dans son aquarium : l'animal serait vite repéré ou, même plus probablement, ne survivrait pas longtemps.

Deux composés sont bien connus comme génants en aquarium récifal : les phosphates et les nitrates. On sait grosso-modo comment les combattre, éviter leur accumulation, les réduire, bref, les gérer. Mais passer du stade de la connaissance théorique au stade pratique dans son propre aquarium tourne généralement à la faillite!

L'industrie aquariophilie ne pouvait pas se résoudre à nous laisser en plan, devant nos plantations de coraux en péril (pire qu'avec le réchauffement climatique parfois) et selon la loi du minimum qui comble tout trou béant avec un petit rien, les professionnels nous proposent ... du plastique! Non, mais, sans rire, sont tombés sur la tête ceux-là??? Qu'est-ce qu'on va faire de plastique dans nos aquariums aux couleurs chatoyantes?

Et bien, si! Les plastiques débarquent, et comme la mode est au bio, ce sont des bioplastiques... oui, oui. Mais finalement, en farfouillant le substrat (heu, non, en cherchant un peu), on se rend compte que le bioplastique est bel et un bien un plastique d'origine biologique. A vrai dire, il n'y a pas plus biologique que ces bioplastiques : ils sont fabriqués par des bactéries. Et comme pour l'instant, les bactéries restent des organismes biologiques naturels, on peut admettre que les bioplastiques sont véritablement bio. je vous passe la phase de fabrication biophysique de ces PHA (le nom diabolique de ce bioplastique est polyhydroxyalkanoate ! gloups!) pour en arriver à la conclusion.

Voici donc les biopellets qui débarquent au sein de réacteurs (bah, c'est juste un bout de tuyau fermé au deux extrémités et dans lequel on met des trucs et bidules qui ont besoin d'être en mouvement dans l'eau). Ceux-ci, du nom commercial de "NP BioPellets", font rapidement le buzz dans le cercle fermé (peut-on parler d'écosystème captif -expression "chère" au rédac chef de la revue Zebrasomag- dans ce cas?) des récifalistes. Et v'là t'y pas qu'un jeune français vient semer un éclair de pureté en présentant le produit appelé Ecostick Purety. Paraît que c'est la même chose, mais pas tout à fait... Paraît même que ce produit va sortir dans les magasins... Ben ouaips, je veux bien. Mais quand? N'est-ce pas un suicide commercial que de parler d'un produit, en réalisant une sorte d'apologie de la méthode avant la disponibilité de ce dernier alors que le concurrent direct est lui, bel et bien, dispo un peu partout? Je dois avouer, qu'en terme de méthode, je ne comprends pas bien cette démarche anti-commerciale au possible!

Il sera temps de faire un "compar-à-tif", sans se prendre les cheuveux, lorsque ce dernier bioplastique prendra siège dans nos réacteurs à lit fluidisé (bah, quoi, c'est bôôô la science).

C'est juste un billet d'humeur pour exprimer qu'on évite de parler d'un produit commercial en faisant directement l'apologie du concurrent...

samedi 27 novembre 2010

Des déchets aux nitrates...

La compréhension du fonctionnement du cycle naturel de l'azote dans l'écosystème captif aquatique est indispensable, surtout dans un mésocosme comme l'aquarium.

Ce cycle biochimique permet d'appréhender les nécessités qui nous sont imposées en matière de filtration et d'équilibre des populations pour réaliser un biotope restreint dans un milieu confiné. Tous les groupement alcools sont exploités, que ce soit sous la forme d'un monoalcool ou de polyalcools.

La présence dans l'aquarium de poissons et d'autres animaux est à l'origine de déchets organiques. Ces déchets organiques contiennent de l'azote qui est libéré dans l'eau sous forme d'ammoniaque sous une forme tellement toxique qu'elle est souvent létale. Cet azote minéral, l'ammoniaque, est immédiatement transformé par des bactéries en des nitrites, toujours toxiques mais moins, puis les nitrites sont à leur tour dégradés en nitrates (très peu toxiques sauf pour les invertébrés, coraux inclus en aquarium d'eau de mer) par d'autres bactéries.

Il est important de noter cette règle : "plus le pH est élevé, plus l'ammoniaque est toxique" !!!

Les différentes formes d'azoteToxicité
NH4+ ion Ammoniumà partir de 0.01mg par litre
NO2- ion Nitritede 0,1 à 0,3 mg/l et +
NO3- ion Nitrateau delà de 100 mg/l


La transformation des nitrites en azote gazeux qui s'évapore dans l'atmosphère ne peut se faire qu'avec une bactérie spécifique et seulement dans un milieu totalement privé d'oxygène (dénitrateur). Ceci est une des raisons pour lesquelles 10% du volume en eau de l'aquarium doit être changé chaque semaine.

Les populations bactériennes colonisant peu à peu le sable et les masses filtrantes, la mise en œuvre du cycle de l'azote dans un aquarium avant que ce cycle de l'azote ne s'y soit installé nécessite une période d'au moins trois semaines. Aucune vie n'est possible dans l'aquarium avant que ce cycle de l'azote ne s'y soit installé. Afin de créer un climat favorable, un apport de matière organique sous forme d'une moule ébouillantée ou d'une morceau de viande de bœuf (du coeur idéalement, mais un morceau de steak sera valable aussi) est suffisant.

Il est possible d'accélérer la mise en place du processus en introduisant du sable ou une masse filtrante provenant d'un aquarium équilibré dans un filtre aquarium. On observe alors des augmentations des taux d'ammoniaques, puis de nitrites jusqu'à obtenir leur disparition. Seuls restent des nitrates et ce n'est qu'à partir de ce moment que peuvent être introduits les premiers animaux.

mercredi 3 novembre 2010

Poisson rouge Carassius auratus

Vidéo de poisson rouge de l'espèce Carassius auratus :



La couleur est jaune doré dans la nature, mais pas d'illusion, les poissons présentés ici sont tous issus d'élevage!

mardi 26 octobre 2010

La vie des algues

Si le terme "algues" n'a plus sa place dans la classification moderne du monde végétal, il évoque néanmoins pour le grand public comme pour le scientifique une image claire. Les algues se distribuent en quatre unités : les Chlorophytes ou algues vertes, les Fucophycées ou Algues brunes qui ne constituent qu'une partie des Chromophytes, les Rhodophytes ou Algues rouges et enfin le type cyanobactérie ou algues bleues.

Les algues ont un mode de vie autotrophe, c'est-à-dire qu'elles sont capables de construire elles-mêmes des molécules organiques, à partir, notamment, de composés minéraux carbonés et azotés. Leur énergie provient de la lumière qu'elles captent par la chlorophylle dans la niche écologique occupée par voie de photosynthèse. L'eau et les composés minéraux (les éléments nutritifs) sont prélevés directement dans le milieu qui les baigne à partir de leur surface cellulaire. En outre, certaines algues comme les ulves, sont tout à fait capables d'incorporer, à l'occasion, directement des substances organiques, ou d'autres encore comme les algues unicellulaires Euglènes ou Dinoflagellés, de capturer, phagocyter et de digérer des proies. Ce sont des organismes fondamentalement aquatiques même si certains (comme l'algue verte Rhizocloniurn) colonisent des milieux temporairement exondés.

Aquarium marin Red Sea Max

L'aquariophilie marine est une branche de l'aquariophilie qui se développe rapidement depuis la fin du XXème siècle. Depuis quelques années, un aquarium marin fait particulièrement parler de lui, il s'agit du Red Sea Max.

Initialement présenté dans sa version 130 D, cet aquarium d'eau de mer connaît un succès grandissant par sa nature de tout-intégré. Quelques défauts de conception lui sont reconnus mais la mode du custom aidant, les récifalistes (aquariophiles marins) trouvent de nombreuses améliorations.

Fort de ce succès, d'autres modèles comme le Red Sea Max 250 qui double la capacité de l'aquarium voient le jour. Tout récemment, c'est un modèle RSM 500 qui est exposé au Salon de Nuremberg. Les 250 et 500 litres accueillent facilement des coraux, le volume participe à leur maintenance dans cet espace clos.

Si le "tout-fait" présente un intérêt pour le débutant, il a également un coût non négligeable dont il faut tenir compte, et même si la customisation de ces aquariums a atteint quelques sommets (parfois curieux) pour le rendre performant, des solutions élaborées soi-même surpasseront les capacités des élégants modèles.

Eau douce et eau de mer : des bactéries et photosynthèse différentes

Les bactéries jouent un rôle dans la photosynthèse des plantes aquatiques se trouvant dans l'aquarium. Celles-ci, différentes de celles trouvées dans les filtres d'aquarium, vont favoriser l'assimilation de certaines substances dissoutes avec la chlorophylle.

Si l'aquariophilie d'eau douce ne peut envisager sereinement que l'exploitation des plantes aquatiques pour participer à la diminution des déchets organiques par assimilation d'ammoniac sous sa forme NH3 au cours de la dénitrification anaérobie, l'aquariophilie marine exploite essentiellement les algues, tant l'algue endosymbiotique des coraux, la zooxanthelle mais aussi, souvent sans le savoir, la cyanobactérie qui est une sorte d'algue (mais reclassée récemment parmi le règne Bacteria).

C'est là encore une différence fondamentale entre la gestion d'un aquarium d'eau douce et un aquarium marin, la photosynthèse étant réalisée par des organismes très différents mais aboutissants au même résultat, les bactéries étant sensiblement différentes mais réalisant un travail similaire.