jeudi 19 avril 2012

Les nouvelles espèces de poissons depuis début 2012

En fait, le monde biologique et la diversité changent constamment, et pas seulement chez les poissons ou le monde aquatique, et il n'est pas un jour sans que certaines nouvelles espèces soient découvertes ou, plus scientifiquement, décrites. Ces descriptions interviennent parfois bien longtemps après la découverte et la récolte ou capture des spécimens servant à déterminer qu'il s'agit d'une nouvelle espèce : des délais de 3 à 4 ans sont courants.

Aussi curieusement qu'il peut sembler, ce ne sont pas nécessairement des organismes minuscules ou inaccessibles qu'on découvre, même si c'est effectivement la majorité, mais on réalise aussi la description de très grandes espèces, y compris parmi les poissons. Beaucoup disparaissent aussi, mais les règles pour inscrire une espèce qu'il devient impossible à retrouver ne sont pas du tout les mêmes!

Voici donc un résumé de ce que vous avez loupé en ce début d'année 2012; à ce propos, voir la liste de toutes les espèces de l'année 2012, y compris les invertébrés, les arachnides, les plantes, etc...

Commençons par les deux plus gros... avec un poisson cartilagineux qui n'est autre qu'un requin (enfin, une roussette...^^) et un énorme arowana, un poisson dragon de 60 cm!

Un requin :

Bythaelurus giddingsi
Bythaelurus giddingsi


Un arowana griffoné :

Scleropages inscriptus
Scleropages inscriptus


Ensuite, des poissons très prisés en eau douce dans la famille des cichlidés sont mis en exergue grâce à leur ADN (c'est devenu quasiment obligatoire pour décrire une nouvelle espèce).

Un cichlidé du Brésil, que je trouve particulièrement esthétique et beau :

Krobia xinguensis
Krobia xinguensis


Une espèce du lac Malawi, dont le bleu intense, tant des mâles que des femelles est assez remarquable :

Melanochromis mpoto
Melanochromis mpoto


Finalement, des espèces peut-être un peu plus banales et qui attirent moins l'oeil sont également nouvelles en ce début d'année 2012.

Un poisson chat proche des Ancistrus, qui provient de l'Equateur (le pays) :

Cordylancistrus santarosensis
Cordylancistrus santarosensis


Un petit tétra qui vient du Brésil (ils sont nombreux et probablement encore très nombreux à découvrir) :

Serrapinnus sterbai
Serrapinnus sterbai


Il n'y a pas que des poissons bien sûr, mais aussi deux grenouilles, un corail, un scorpion, etc. La liste évolue tout le temps et c'est bien là le magnifique secret de la nature : nous étonner tous les jours!

mercredi 29 février 2012

Les belles mygales prennent de la couleur

Lorsque les araignées prennent le pouvoir dans certains films, ce n'est que rarement pour leur aspect sympathique, et encore moins pour leurs belles couleurs! Et si cet emploi, tout dans la noirceur, résultait juste d'une incompréhension freudienne à l'égard des araignées, et surtout avec les mygales velues?

Ainsi, et par exemple, si la mygale de Leblong, également nommée l'araignée Goliath, c'est à dire l'espèce Theraphosa blondi se distingue essentiellement par sa taille imposante, il n'en est pas moins vrai que la couleur aux abords de l'abdomen devient d'un tel rouge à certains moments qu'une relation diabolique pourrait s'insinuer dans les esprits. Et pourtant, cest une trouillarde, une peureuse qui fuit au moindre signe de danger! Incroyable non?

Pour rester dans les mêmes tons, la livrée de coloration de la mygale colombienne noire Xenesthis immanis reprend quelques caractéristiques de la grosse araignée précédente, mais en exagérant tout : le rouge est proéminent, le dessin sur la dessus du corps fait penser à celui d'une tortue, et les poils se développent sur les 20 cm d'envergure de cette géante... Pas très enthousiasmant à la base, cette rare grande tarentule est pourtant très simple et facile de conservation en terrarium humide.

mygale bleu Psalmopoeus irminia

Mais passons à de la couleur, de la bonne couleur et quittons ce rouge sinistre pour voir l'araignée en bleu avec la superbe Psalmopoeus irminia dont l'envergure totale atteint quand même 14 cm : c'est déjà une belle mesure. Venant du Venezuela (à la faune si riche), cette beauté de la nature dans sa robe bleuté en fera ... tisser quelques-uns mais attention, la beauté colorée présente un comportement assez agressif pour une espèce arboricole et il ne faut pas la mettre dans le premier terrarium venu.

Alors, elles ne sont pas belles ces mygales?

mardi 14 février 2012

Les poissons Australo-Guinéens

Si tous les aquariophiles connaissent bien les poissons d'Amérique latine (centrale et du sud), ou les poissons d'Asie du Sud-Est, et bien sûr, on ne peut pas oublier les poissons d'Afrique, en particulier des Grands Lacs comme le Malawi ou le Tanganyika, il est bien un continent négligé par les aquariophiles : l'Océanie et l'Australie.

On appellent généralement ces poissons par leur origines : ce sont des Australo-Guinées car ils viennent surtout d'Australie et de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Pourtant, ces poissons ont des atouts à faire valoir, en particulier leur beauté, car c'est là une caractéristique commune à nombre d'espèces de cette zone mal importée : tous les poissons, surtout les "arc-en-ciel", sont fortement colorés.

Par exemple, comment ne pas succomber à la beauté toute en finesse et grâce d'Iriatherina werneri ? C'est impossible avec la photo ci-dessous!

Iriatherina werneri

Mais il existe toute une famille de poissons aux schémas de couleurs chatoyantes, presque agressives avec l'oeil lorsqu'ils sont bien éclairés. Ce sont les "Mélanos" pour employer un terme populaire sur le genre Melanotaenia.

A ce titre, l'espèce Melanotaenia praecox est tout à fait remarquable avec un patron de coloration gris-argent et des nageoires surmontées d'orange vif.

Leur défaut principal est leur faible diffusion dans le commerce aquariophile car ils sont relativement délicats à reproduire, il est difficile de stabiliser des souches aux origines connues, et ils nécessitent tous des aquariums de volume honnête, bien plus que le petit aquarium de 54 litres si fréquent.

Mais les poissons arc-en-ciel sont vraiment des beautés, et quand on commence, il devient difficile de s'en passer!

vendredi 13 janvier 2012

Le plus petit vertébré du monde : Paedophryne amauensis

Voilà, l'information a été publiée avant-hier et confirmée par la communauté scientifique : le record du plus petit vertébré du monde est maintenant détenu par une nouvelle espèce de grenouille, l'amphibien miniature Paedophryne amauensis.

grenouille Paedophryne amauensis sur une pièce d'1 cent américain

Cette grenouille de Papouasie-Nouvelle-Guinée a fait l'objet de sa découverte en 2009 mais si l'espèce a été décrite en septembre 2011, la publication définitive de ce résultat émane en date du 11 janvier 2012. L'année sera-t-elle propice à la miniaturisation, à la nanification?

Si le précédent record parmi les organismes vertébrés (avec une colonne vertébrale, ou notochorde en langage anatomique) était détenu par un poisson, on rappelera que le record du monde du gigantisme appartient à la baleine bleue Balaenoptera musculus dont la taille peut dépasser 25 mètres de long. Mais rappelons aussi qu'une baleine est un mammifère aquatique, pas un poisson.

Toujours est-il qu'entre la baleine bleue et la grenouille du village de Amau, il y a un rapport de 3000:1 en longueur.

vendredi 6 janvier 2012

Betta channoides

Ce poisson combattant est l'espèce Betta channoides, assez peu disponible dans le commerce, c'est pourtant un poisson très intéressant!



Ce poisson à tête de serpent est très sociable, et n'a absolument rien du comportement du Betta splendens bien plus connu. Cette espèce est calme, vit en groupe, ne construit pas de nid de bulles pour se reproduire mais est un incubateur buccal (c'est le mâle qui s'occupe de la portée), etc. De plus, ils vivent dans le fond de l'aquarium.

C'est vraiment un poisson surprenant à découvrir. Le coût est d'environ 12 à 18 € par poisson.

mardi 13 septembre 2011

Aérateurs d'eau en question, y compris pour des coraux

Il y a parfois des communiqués qui vous font râler et, ce matin, j'ai quasiment poussé un cri d'effroi lorsqu'un spécialiste (enfin, on aurait presque pu le penser...) affirme, suite à une question d'un téléspectateur de France 2, que la présence d'un bulleur (un aérateur d'eau) est nécessaire, vois indispensable si on extrapole un peu, à la maintenance d'un poisson dans aquarium. Après avoir fait l'éloge d'un aquarium complet, y compris avec un système de filtration valable, la réponse est curieuse et interpelle! En fait, et comme cela est expliqué dans une réaction intitulée pas d'aérateur pour le poisson rouge, il faut effectivement réagir à cette sorte d’ineptie totalement incroyable. Bien sûr, le bulleur n'est absolument pas utile, voir totalement déconseillée dans le cas de présence de plantes d'aquarium. En effet, les plantes aquatiques ont bien plus besoin d'engrais sous forme de CO2 que d'oxygène et azote de l'air! Le sujet portant sur le poisson combattant en même temps que sur le poisson rouge (entre autres espèces d'eau douce), l'erreur est grandiose avec le poisson combattant dont le système de respiration est muni d'un labyrinthe... En résumé, la bêtise a éviter de dire!

Cela n'empêche pas non cet intervenant à préconiser de ne jamais mettre de sel dans l'eau... Ben bien sûr! Forcément, surtout si on conserve des coraux mous dans un aquarium avec une vente de poisson eau de mer, c'est à dire un aquarium marin! Car il est bien évident que des poissons salés sont des poissons panés tant qu'on y est.

En conclusion, l'émission matinale de France 2 d'aujourd'hui était .. pourrie! Il y a des jours où les spécialistes de la TV feraient bien de demander des conseils, et pour cela, pas besoin de connaître le résultat d'un jeu de chance pour savoir si on peut ou non faire.

samedi 25 juin 2011

Du choix des premières lettres des mots: le A

S'il existe bien une chose importante en orthographe, y compris taxonomique, biologique, scientifque, c'est la première lettre! Ainsi, le préfixe d'un mot en a comme abiotique signifie l'inverse du mot "biotique"! On voie évidemment rapidement la différence!

Le préfixe "a", qui en grec, indique un privatif, c'est à dire une absence. AInsi, abactérien indique un manque de bactéries, etc. Curieusement, le mot absence commence par le "a"... mais là, la racine est plus longue avec "ab".

Mais la lettre "a" va plus loin, car elle est aussi le symbole de l'adénine dans la formule des nucléotides et de l'acide adénylique dans la séquence des acides nucléiques. Le "a" est également le symbole de l'alanine dans la formule des protéines.

Le "A" désigne aussi un groupe sanguin du système ABO. L'antigène de groupe A (oligosaccharide membranaire) est caractérisé par la présence d'une N-acétylgalactosamine.

Le A est encore une vitamine, le symbole du sang artériel, il existe une strie A et c'est le symbole de l'ampère, unité d'intensité électrique ou mieux, associé à un autre préfixe, c'est le symbole du préfixe alto-, qui indique une division par 1018 de l'unité qu'il précède.

Le °A est également le symbole de l'angström, unité de longueur valant 10-10 m.

On le constate, il y a beaucoup à dire sur les mots en A.

Il en va de même pour chaque mot en e ou chaque mot en y.

La première lettre d'un nom, d'un adjectif, etc., est primordiale : sans elle, chaque locution devient littéralement incompréhenssible! C'est aussi ce que propose le magazine biotique : une explication du langage par l'actualité scientifique.