mercredi 20 avril 2011

Les araignées et mygales sur le portail

Depuis l'extension du portail aquatique au domaine de la terrariophilie, ce sont de nouveaux animaux terrestres qui sont désormais décrits dans l'AquaBDD, la base aquatique. Et en particulier des papillons, des araignées telles que les mygales et des coléoptères; mais cela ne s'arrête pas à cela car une section est destinée à accueillir des fiches de description sur les reptiles, lézards, geckos, etc.

Brachypelma albopilosum

Parmi les grandes araignées, on peut notablement parler des grandes mygales d'Amérique centrale comme la magnifique Psalmopoeus cambridgei ou encore Brachypelma smithi. Ces mygales, que les américains nomment tarentules, ne sont finalement pas très exigeantes pour leur maintenance en terrarium dont les dimensions peuvent rester modestes, typiquement d'une largeur et longueur double ou triple de l'envergure des ces grandes araignées. Ainsi, des tarrariums d'environ 30 cm de côté suffisent souvent à conserver une femelle (plus grosse que les mâles).

Ces arachnides sont regroupés avec les scorpions dont ils sont assez proches au niveau génétique.

A noter que les grandes mygales ont une durée très variable entre mâle et femelle. Ainsi, si un ma^le de mygale ne dépasse guère 1 an de vie après toutes les transformations qui le sortent du stade juvénile de mygalon, les femelles, dans de bonnes conditions, peuvent vivre 15 à 20 ans voir plus! L'engagement sur le long terme nest donc bien un critère à prendre sérieusement en compte.

mardi 22 mars 2011

Nouvelle section du portail avec un forum terrariophilie

Après l'engouement de quelques membres, et la présence d'un spécialiste, l'idée d'ouvrir une section de forum destinée à accueillir des discussions sur la terrariophilie s'est rapidement vu confirmée. Cela devenait évident et une sorte de continuité pour accompagner le portail aquatique.

Car l'idée maitresse est peut-être là : accompagner le nom du site sous plusieurs déclinaisons et fovoriser tout le milieu aquatique, voir même seulement humide en maintenant de la sphaigne et des plantes à chlorophylle en compagnie d'animaux "terrestres" (par opposition à immergé par obligation). Grâce à cette extension nominative, il est désormais plus facilement possible de disctuer de grenouilles, de dytiques ou d'autres bestioles encore mal connues sur le site puisque ce début est juste un balbutiement.

Pour ma part, je découvre des animaux comme la grenouille Dendrobates azureus qui m'était totalement inconnue, tant par sa sublime beauté bleutée que par ses relativement faibles exigences en maintenance. Mais ce n'est pas le seul animal intéressant dont il est questions dans cette nouvelle partie du site, on peut par exemple y découvrir un dytique (je ne connaissais absolument rien de leur existence sur notre planète!) comme l'espèce
Cybister lateralimarginalis qui semble tout à fait agréable.

Aussi, n'hésitez pas à venir enrichir cette nouveauté du portail aquario, et désormais terrario...

jeudi 10 février 2011

Identification d'algues

C'est suite à cet article sur le comment identifier des algues en 3 questions préliminaires, qu'on peut s'interroger sur la validité d'une telle procédure aussi simplifiée.

Ainsi, si les algues marines sont vraisemblablement un bienfait à un certain niveau en aquarium, l'aquascaping en eau douce ne tolère absolument pas cet état. Et l'identification des algues prend alors une importance capitale. Il existe pourtant une algue bien connue des aquariophiles d'eau douce avec la fameuse algue-balle, Cladophora linnaei. Mais si on peut l'introduire dans certains aquariums, surtout pour y conserver quelques crevettes et leur un offrir un support alternatif aux mousses végétales (voir les mousses végétales aquatiques en aquariophilie), on peut quand même douter du réel intérêt et l'apport de cette algue dans le cycle de l'azote.

C'est par ailleurs une question et interrogation récurrente : est-ce qu'une algue consomme ou pas certains éléments dans l'eau, et en particulier des éléments "nocifs" (ou gênants) dans un aquarium.

Si l'on se réfère à la méthode du Dr Addey en aquariophilie marine, il tombe sous le sens que oui, puisque son système d'épuration de l'eau est entièrement basé sur les capacités d'adsorption des nitrates et phosphates par des algues cultivées uniquement dans ce but.

Toutefois, on peut également présumer que certaines algues n'ont pas toutes les mêmes facultés, ni surtout ces qualités "idéales"! Aussi, l'identification des algues, au moins pour le genre, sinon la famille, est d'une vraie utilité.

mercredi 2 février 2011

Poisson clown en goguette

La goguette est un lieu de joie, une évasion telle que l'a recréée les studios de dessin animé avec Nemo. Ce poisson est un poisson clown de l'espèce Amphiprion percula ou peut-être Amphiprion ocellaris.

Ces poissons en aquarium d'eau de mer sont assez facile à garder car ils sont assez tolérants. Leur système de vie matriarcal est, de plus, très éducatif avec la transformation d'un poisson mâle en femelle dominante dès que la seule femelle occupant une anémone de mer telle que l'Entacmaea quadricolor ou une grande Heteractis magnifica vient à mourir. Rappelons brièvement que l'espérance de vie d'un poisson clown peut atteindre 15 ans assez aisément (le record est de 21 ans) en captivité, on prendra donc toutes les mesures nécessaires pour éviter d'avorter et d'écourter cette longévité.

photo trio Amphiprion percula

Un aquarium de 150 litres est suffisant avec la première anémone de mer citée, et il n'est point besoin de déployer des artifices techniques coûteux.

jeudi 20 janvier 2011

Le saviez-vous? Les plantes aquarium sont de plus en plus nombreuses, en variétés et qualités, en formes différentes selon les conditions de culture en immergé ou émergée. Mais certaines plantes aquatiques restent des standards et des valeurs sûres. Parmi ce quelques plantes, qui résistent de plus à de nombreux herbivores, on peut citer :
La liste pourrait être allongée, mais ces 4 plantes sont une bonne base solide de plantation d'un aquarium d'eau douce!

Microsorum pteropus

Toutefois, en fonction de la spécialisation de votre aquarium planté, il faudra songer à exploiter des plantes pour phytophages, c'est à dire franchement résitantes aux poissons, et même aux escargots dont le régime alimentaire est la phytophagie : certains animaux aquatiques sont herbivores, mais la liste de plantes dans ce lien permet d'éviter de trop gros dégâts.

Enfin, il faut également penser à quelques spécificités de maintenance, comme avec les labirynthidés (le poisson combattant typiquement) qui apprécient les plantes de surface. Ces plantes apprécient une forte lumière pour l'éclairage, vous pouvez y aller lourdement sur les watts : elles aiment!

Les plantes aquarium sont vraiment adaptées à tout type de situation, il faut juste savoir choisir.

mercredi 1 décembre 2010

Les bioplastiques au secours des aquariums récifaux

Si les aquariums d'eau de mer contenant des coraux, qu'on nomme populairement un aquarium récifal, ont bien des ennemis, certains composés organo-chimiques sont finalement les plus fréquents! En effet, il est rare qu'une pieuvre ou une méduse se glisse frauduleusement et à l'insu de l'amateur récifaliste dans son aquarium : l'animal serait vite repéré ou, même plus probablement, ne survivrait pas longtemps.

Deux composés sont bien connus comme génants en aquarium récifal : les phosphates et les nitrates. On sait grosso-modo comment les combattre, éviter leur accumulation, les réduire, bref, les gérer. Mais passer du stade de la connaissance théorique au stade pratique dans son propre aquarium tourne généralement à la faillite!

L'industrie aquariophilie ne pouvait pas se résoudre à nous laisser en plan, devant nos plantations de coraux en péril (pire qu'avec le réchauffement climatique parfois) et selon la loi du minimum qui comble tout trou béant avec un petit rien, les professionnels nous proposent ... du plastique! Non, mais, sans rire, sont tombés sur la tête ceux-là??? Qu'est-ce qu'on va faire de plastique dans nos aquariums aux couleurs chatoyantes?

Et bien, si! Les plastiques débarquent, et comme la mode est au bio, ce sont des bioplastiques... oui, oui. Mais finalement, en farfouillant le substrat (heu, non, en cherchant un peu), on se rend compte que le bioplastique est bel et un bien un plastique d'origine biologique. A vrai dire, il n'y a pas plus biologique que ces bioplastiques : ils sont fabriqués par des bactéries. Et comme pour l'instant, les bactéries restent des organismes biologiques naturels, on peut admettre que les bioplastiques sont véritablement bio. je vous passe la phase de fabrication biophysique de ces PHA (le nom diabolique de ce bioplastique est polyhydroxyalkanoate ! gloups!) pour en arriver à la conclusion.

Voici donc les biopellets qui débarquent au sein de réacteurs (bah, c'est juste un bout de tuyau fermé au deux extrémités et dans lequel on met des trucs et bidules qui ont besoin d'être en mouvement dans l'eau). Ceux-ci, du nom commercial de "NP BioPellets", font rapidement le buzz dans le cercle fermé (peut-on parler d'écosystème captif -expression "chère" au rédac chef de la revue Zebrasomag- dans ce cas?) des récifalistes. Et v'là t'y pas qu'un jeune français vient semer un éclair de pureté en présentant le produit appelé Ecostick Purety. Paraît que c'est la même chose, mais pas tout à fait... Paraît même que ce produit va sortir dans les magasins... Ben ouaips, je veux bien. Mais quand? N'est-ce pas un suicide commercial que de parler d'un produit, en réalisant une sorte d'apologie de la méthode avant la disponibilité de ce dernier alors que le concurrent direct est lui, bel et bien, dispo un peu partout? Je dois avouer, qu'en terme de méthode, je ne comprends pas bien cette démarche anti-commerciale au possible!

Il sera temps de faire un "compar-à-tif", sans se prendre les cheuveux, lorsque ce dernier bioplastique prendra siège dans nos réacteurs à lit fluidisé (bah, quoi, c'est bôôô la science).

C'est juste un billet d'humeur pour exprimer qu'on évite de parler d'un produit commercial en faisant directement l'apologie du concurrent...

samedi 27 novembre 2010

Des déchets aux nitrates...

La compréhension du fonctionnement du cycle naturel de l'azote dans l'écosystème captif aquatique est indispensable, surtout dans un mésocosme comme l'aquarium.

Ce cycle biochimique permet d'appréhender les nécessités qui nous sont imposées en matière de filtration et d'équilibre des populations pour réaliser un biotope restreint dans un milieu confiné. Tous les groupement alcools sont exploités, que ce soit sous la forme d'un monoalcool ou de polyalcools.

La présence dans l'aquarium de poissons et d'autres animaux est à l'origine de déchets organiques. Ces déchets organiques contiennent de l'azote qui est libéré dans l'eau sous forme d'ammoniaque sous une forme tellement toxique qu'elle est souvent létale. Cet azote minéral, l'ammoniaque, est immédiatement transformé par des bactéries en des nitrites, toujours toxiques mais moins, puis les nitrites sont à leur tour dégradés en nitrates (très peu toxiques sauf pour les invertébrés, coraux inclus en aquarium d'eau de mer) par d'autres bactéries.

Il est important de noter cette règle : "plus le pH est élevé, plus l'ammoniaque est toxique" !!!

Les différentes formes d'azoteToxicité
NH4+ ion Ammoniumà partir de 0.01mg par litre
NO2- ion Nitritede 0,1 à 0,3 mg/l et +
NO3- ion Nitrateau delà de 100 mg/l


La transformation des nitrites en azote gazeux qui s'évapore dans l'atmosphère ne peut se faire qu'avec une bactérie spécifique et seulement dans un milieu totalement privé d'oxygène (dénitrateur). Ceci est une des raisons pour lesquelles 10% du volume en eau de l'aquarium doit être changé chaque semaine.

Les populations bactériennes colonisant peu à peu le sable et les masses filtrantes, la mise en œuvre du cycle de l'azote dans un aquarium avant que ce cycle de l'azote ne s'y soit installé nécessite une période d'au moins trois semaines. Aucune vie n'est possible dans l'aquarium avant que ce cycle de l'azote ne s'y soit installé. Afin de créer un climat favorable, un apport de matière organique sous forme d'une moule ébouillantée ou d'une morceau de viande de bœuf (du coeur idéalement, mais un morceau de steak sera valable aussi) est suffisant.

Il est possible d'accélérer la mise en place du processus en introduisant du sable ou une masse filtrante provenant d'un aquarium équilibré dans un filtre aquarium. On observe alors des augmentations des taux d'ammoniaques, puis de nitrites jusqu'à obtenir leur disparition. Seuls restent des nitrates et ce n'est qu'à partir de ce moment que peuvent être introduits les premiers animaux.